Ce que n’est pas le Chief Happiness Officer

Ça mange quoi en hiver un Chief Happiness Officer?

Quand j’ai appris et découverts ce terme, j’ai d’abord été « flabergastée » comme disent mes amis Québécois, je n’ai même pas de traduction en français tellement il exprime parfaitement mon émerveillement, ma joie, le sentiment d’accomplissement et de révélation que j’ai ressenti… Ça fait finalement beaucoup de mots.

Enfin toutes mes expériences et mon expertise prenaient sens.

C’est tout moi!

Les compétences humaines, les valeurs, les croyances portées par cette fonction semblaient être un copié-collé de la description que l’on fait en général de moi :

Créativité, amour de l’autre, plaisir, résilience, écoute active, mode action-solution, le goût d’aider dans un esprit gagnant-gagnant, empathie, réactivité, énergie, humour, idéaliste, porté sur le Bonheur…

Bref des qualificatifs qui me suivent depuis de nombreuses années et que j’ai appris à accueillir et aimer.

Un titre qui vient éclairer d’un jour nouveau ce sentiment d’être différente et « excentrique » dans ma façon d’accompagner les équipes dans les postes de gestion que j’ai occupé.

Ça, c’est la description d’un profil de poste sur lequel je suis tombée par hasard et qui m’a poussé à investiguer un peu plus loin.

 

Enfin presque….

Et là, mon bel arc-en-ciel de couleurs à terni quand j’ai vu ce qui était écrit et compris de cette fonction par bon nombre de gens…

Non le CHO n’est pas un clown juste là pour faire rire

Non le CHO n’est pas la gentille petite serveuse de croissants/café

Non le CHO n’est pas un DRH, même si un DRH peut-être CHO

Non le CHO ne fait pas de la psychologie de comptoir

Non le CHO n’est pas le G.O. de service pour organiser vos apéros

Non le Chief happiness Officer n’est pas un humoriste bas de gamme présent pour vous faire oublier votre stress quotidien.

J’ai même lu, dans un article très sérieux (je n’ai malheureusement pas gardé le lien) que cette nouvelle fonction pouvait pousser au burn-out des salariés qui, du fait de ne pas avoir de politique du bonheur dans leur entreprise, allaient se sentir « malheureux » dans leur job alors que l’idée ne leur en était même pas venue à l’esprit…

 

Croire en l’humain… avant tout

Quelle tristesse de croire que l’Homme est si petit que seul le bonheur des autres peut le pousser au tréfonds de la dépression en lui faisant réaliser ce qu’il n’a pas…

Et si au contraire ça lui donnait le goût de se démener pour son propre bonheur?

 

Le Chief Happiness Officer existe parce que…

La fonction de  CHO existe parce que notre éducation a oublié de nous apprendre à être heureux, parce que la société occidentale a oublié quelles étaient les valeurs fondamentales de l’être humain : le besoin d’appartenance, de reconnaissance, d’amour et de partage.

Je ne parle pas ici de la pyramide de Maslow, mais de l’importance de l’équilibre psychique nécessaire à chaque individu et à la société au complet.

Sans le maintien de ces valeurs, le monde ressemblerait probablement aux séries américaines les plus en vogue et dans les quelles, invariablement l’Homme est devenu un être vil et méchant.

 

Bon, je ne suis pas en train de dire que les Chief Happiness Officer  du monde entiers vont empêcher que « Walking Dead » ne devienne une réalité et qu’ils vont sauver le monde (non parce qu’il y a quand même des CHO qui ne sont pas Américains, et ce n’est pas dans leur mandat de base de sauver l‘univers au complet, c’est juste bon pour Will et Bruce ;))

Ce que je veux dire c’est que si ce statut existe et devient de plus en plus un incontournable des entreprises qui veulent accueillir de nouveaux talents et retenir les leurs, c’est qu’il est né d’un besoin et non d’une mode. Du besoin d’un nouveau modèle de management alliant performance et bien-être, stratégie et QVT, leadership et Créativité.

 

Le Chief Happiness Officer un partenaire idéal

Le CHO est un partenaire parfait pour un responsable RH, il va pouvoir soutenir et ajuster les actions nécessaires à l’atteinte des objectifs dans une optique écologique et systémique. C’est la multifonctionnalité du CHO qui fait sa force et sa pertinence.

Quand j’explique aux gens qui me le demande ce qu’est le psychomotricien, je mets ma main gauche paume vers le haut et avec ma main droite je touche chaque doigt en disant :

 

 

Le pouce peut toucher tout les autres et se trouver au centre de la main, il est celui qui fait de l’Homme ce qu’il est grâce au pouce préhenseur.

Et bien le CHO est comme le psychomotricien.

 

Bien sûr ceci est une caricature qui n’est pas à prendre au pied de la lettre, plutôt une métaphore pour expliquer le rôle du Chief Happiness Officer, pour moi.

Il crée la cohésion, il connait (sans forcément les maitriser tous) de nombreux outils qui permettent la croissance de l’entreprise et de l’individu, il a un réseau de professionnels derrière lui pour subvenir aux demandes et besoins, il est un touche-à-tout branché en permanence sur Radio-Bonheur à l’émission « La créativité en mode solution », il est capable d’empathie et d’une écoute active et accueillante. Le plaisir efficient avant tout!

 

Et le Bonheur dans tout ça?

De la même façon que le Bonheur est une affaire d’individu et que chacun en a sa définition et sa compréhension, le CHO est multifonctions : flexible et adaptable, sa mission est de créer, de co-développer un espace de croissance sain au sein de l’entreprise qui attirera et maintiendra les talents, stimulera les équipes, augmentera les bénéfices et redonnera à entrepreneuriat et au travail l’espace humain qui lui manquait.

Alors si le bonheur vient de l’intérieur, le mieux-être,(à linker avec ma CHO) lui peut être maximisé par les actions externes du Chief Happiness Officer et de toute personne qui ose écouter ses propres besoins, ceux des autres et agir en conséquence.

Que pour vous le bien-être au travail soit :

  • Des heures modulables
  • Des massages dans le bureau
  • Des restructurations d’espace
  • Des 5 à 7 le jeudi soir
  • Des sessions de Co-Développement
  • Un aménagement ergonomique de l’espace de travail.
  • Un reclassement professionnel
  • Une conciliation travail-famille
  • Tout ceci et bien plus encore

Le bien-être au travail c’est avant tout apprendre à communiquer, savoir exprimer ses besoins, ses idées, sa personnalité tout en écoutant et respectant l’autre.

C’est mettre en commun des savoirs, des expériences et des personnalités diverses et variées en permettant à chacun de se développer en restant au centre de son identité profonde.

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